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L’apprentissage encore faible en France

Seules 264.580 personnes ont été concernées par les nouveaux contrats en 2014, soit une baisse de 3,2 % comparé à 2013. D’ici 2017, François Hollande devra relever deux paris difficiles, notamment baisser le taux de chômage et atteindre plus de 500.000 jeunes formés en alternance (apprentissage ou contrat de professionnalisation).

Cependant, l’exécutif a échoué avec la baisse du nombre de demandeurs d’emploi en janvier sauf si celle-ci se poursuit dans les mois prochains. Les statistiques de l’apprentissage continuent d’être mauvaises. Comme les chiffres provisoires des services du ministère du Travail de 2014 l’ont démontré, il n’y a eu que 264.580 entrées recensées, soit – 3,2 % comparé à 2013. Même si cette baisse est un peu par rapport à 2013, c’est-à-dire – 8 %, elle ne fait pas les affaires du gouvernement.

Des mesures erratiques

Dans les années 2010, on a recensé 300.000 contrats signés. Certains diront que la baisse de 1,8 % dans le courant su juin à décembre 2014 était peu et qu’il est possible que cela soit un signe d’un redémarrage des embauches. On a tous vu que les entreprises ont été soumises au jeu des montagnes russes ces derniers mois, en matière d’apprentissage. 500 millions d’aides à l’embauche leur ont été rabotées en 2013, et l’année suivante, un nouveau régime d’aide a été crée. Chaque apprenti par année de formation pour les TPE de moins de 11 salariés ont reçu une prime de 1.000 euros, comme pour tout nouvel apprenti dans celles de moins de 250 personnes.

Face à cette situation qu’a mise l’exécutif, les patrons ont décidé de cesser d’embaucher des apprentis ou d’établir des contrats de professionnalisation. Les effectifs d’apprentis sont en baisse de 11 % dans le BTP, qui est un secteur sinistré par la mauvaise conjoncture. Par conséquent, le nombre de jeunes en alternance ne parvient plus à atteindre que 400.000 personnes contre 430.000 en 2010, et même très loin de l’objectif présidentiel qui est de 500.000 jeunes.

Les acteurs de l’apprentissage restent prudents tout en considérant les dernières intentions du gouvernement. Alain Griset, président de l’APCMA ou Assemblée permanente des chambres des métiers et de l’artisanat a participé aux 15èmes rencontres sénatoriales de l’apprentissage. Il estime qu’il n’y a que quelques décisions mises en œuvre en ce moment, malgré l’urgence pour maintenir le nombre des apprentis dans tous les métiers, même ceux dits à risque. Son secteur reçoit 200.000 jeunes en formation, donc essentiel pour le développement de l’apprentissage.

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