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Les retombées de l’attentat de Charlie Hebdo sur les étudiants journalistes

 Les réactions à l’attentat du 07 janvier 2015 à Paris, qui a sévèrement touché la rédaction de Charlie Hebdo, se sont multipliées dès les premières minutes qui suivaient le carnage. Et du côté des futurs journalistes, ce dernier donnait particulièrement matière à réflexion. Les apprentis de l’Ecole supérieure de journalisme de Lille s’expriment sur les circonstances du jour surnommé le 11 septembre de la presse.

Attentat contre Charlie Hebdo : ça peut arriver à tous les journalistes selon un étudiant de la filière

Le jour même, comme de nombreux autres Français, les étudiants de l’Ecole supérieur de journalisme de Lille, doyenne des écoles françaises dans le domaine, sont informés rapidement et grâce aux alertes de leurs téléphones intelligents de l’attentat survenu à Paris début janvier au siège du journal satirique Charlie Hebdo. Les premières minutes qui suivent le carnage, un nombre approximatif des personnes tuées sur place est divulgué. Mais, déjà, du côté de ces futurs journalistes, la nouvelle crée un silence. Dissimulant des cris sourds, probablement ou encore des sensations « bizarres », comme l’ont témoignés certains. Certains des apprentis seront à leur tour journalistes, dans une rédaction, dans deux mois. Forcément, les circonstances ne laissent pas de marbre. Pour ceux-là même, l’idée selon laquelle cela aurait pu leur arriver ne peut être ignorée. Sensés embrasser le métier de journaliste dans quelques temps, dans un même genre de local, il leur serait difficile de ne pas s’identifier aux victimes.

Une vigilance sur la formation des étudiants journalistes est inévitable après l’attentat de Charlie Hebdo

Une obligation de revoir la formation des étudiants en journalisme. Telle est l’une des conséquences de l’attentat de Charlie Hebdo dans le secteur, selon un représentant de la direction de l’ESJ. En effet, le carnage aurait principalement remis en cause le rôle social de la presse. Dès le lendemain de l’incident, les réunions sont organisées, sous l’initiative de la directrice des études. Des réunions qui permettent aux apprentis  de « s’exprimer sur le sujet, prendre du recul et analyser le traitement médiatique de l’événement ».

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