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La nécessité de réformer l’apprentissage

La rigidité des réglementations conduit souvent les chefs d’entreprise à moins solliciter l’apprentissage. Il est donc nécessaire de réformer ce genre de contrat de travail afin qu’il s’adapte aux sociétés.

L’apprentissage est de moins en moins sollicité alors qu’il s’agit d’une bonne option d’insertion professionnelle. En effet, 70% des apprentis décrochent un CDI après avoir suivi une formation. Cependant, l’apprentissage est dévalorisé, car il n’y a plus que peu d’apprentis et les chefs d’entreprise ne souhaitent plus faire appel à ce dispositif malgré ses avantages. Selon une enquête d’Ipsos, 96% des chefs d’entreprise reconnaissent les vertus de l’apprentissage, mais seulement 27% d’entre eux prévoient de faire un recrutement d’apprentis d’ici 12 mois.

Outre les problèmes économiques actuels, les chefs d’entreprise se justifient aussi par la rigidité de la réglementation et par les contraintes administratives inconvenables surtout en matière de PME et TPE. Par conséquent, on a remarqué une baisse de 3% des entrées en apprentissage l’année dernière, et cette baisse grimpe jusqu’à 14% depuis le début d’année 2015.

Par ailleurs, l’apprentissage est essentiel à l’emploi, parce qu’en Allemagne par exemple il n’y a que 8% de jeunes au chômage et 16% en apprentissage. En France, on dénombre 25% de jeunes au chômage et seulement 5% au chômage.

L’entreprise en centre du dispositif

Pour en finir avec ce problème, il est essentiel d’opter pour une réforme totale de l’apprentissage. Ainsi, l’entreprise doit se trouver au centre du dispositif. Pour y parvenir, il faut faciliter la signature de contrats en réduisant les délais de traitement des procédures, permettre aux sociétés d’investir sur les CFA et sécuriser la signature de contrats.

Il est également important que les entreprises participent à la prise de décision sur le contenu des formations pour que celui-ci corresponde à leurs attentes. Pour les jeunes, ils doivent connaître les débouchés de toutes les filières. Et enfin, il est nécessaire de modifier le système de financement afin qu’il puisse inciter les entreprises.

Mais jusque-là, le chômage ne cesse d’augmenter chez les jeunes : 25% des jeunes âgés de moins de 25 ans se trouvent au chômage. Beaucoup d’entre eux sont des jeunes sans diplôme secondaire et des étudiants sans qualification. Et il faut rappeler qu’il y a un manque de 400 000 emplois actuellement.

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