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Redynamiser l’apprentissage pour un meilleur accès au métier

 

Il est vrai que l’alternance est un excellent moyen de formation. Toutefois, ce n’est pas la seule option qui permet de mieux se former et d’accéder à l’emploi. Aussi, cela fait quelque temps que le nombre d’apprentis ne cesse de baisser (-8% en 2013, -3.2% en 2014, -14% depuis janvier).

Toutefois, l’enseignement supérieur accuse une hausse de l’apprentissage à l’image de l’école de management en Normandie qui affiche une augmentation de 40% du nombre d’apprentis.

 

L’alternance coûte très cher

L’apprentissage peut recevoir un grand nombre d’étudiants si chaque acteur (surtout les conseils régionaux) choisissait d’opter pour d’autres options que les plus bas niveaux de qualification. Il faut savoir que pour l’alternance, une entreprise doit dépenser annuellement autour de 8 000 euros pour chaque apprenti. Les dépenses sont d’autant plus élevées dans d’autres secteurs, comme le management, puisque la société d’accueil doit couvrir l’ensemble des frais nécessaires à la scolarité de l’apprenti.

L’apprentissage doit être en parfait accord avec l’évolution des métiers, même si la démarche est relativement compliquée. Actuellement, il est encadré par plusieurs règles en termes de cursus, de missions destinées aux jeunes ou encore de répartition des frais. L’apprentissage n’est donc pas très réactif, car il est indispensable d’instaurer une formation qui correspond aux réelles attentes des sociétés, ce qui peut prendre beaucoup de temps (jusqu’à plus de 3 ans).

Mais malgré la lourdeur du système, quelques secteurs à l’image de l’aéronautique ne cessent de nouer des liens avec le système de formation. En tout, le secteur compte 5 900 jeunes en alternance dont 4 700 en apprentissage et 1 200 sous contrat professionnel.

 

Une formation de qualité

D’après Philippe Dujaric de Gifas, l’essentiel est actuellement de favoriser la productivité. Dans différents secteurs, comme l’achat ou la gestion de production, les entreprises ont besoin de beaucoup de jeunes en alternance. Safran, par exemple, reçoit annuellement 1 500 apprentis. Toutefois, les grandes PME n’embauchent que peu d’alternants vu les coûts nécessaires.

Pour leur part, les universités et les écoles montrent qu’elles sont désormais à l’écoute de chaque entreprise. On peut entre autres citer l’école des mines à Alès qui propose des formations en apprentissage d’ingénieurs. L’école reçoit environ 300 apprentis par an. D’après le directeur de l’ESC Pau, c’est important de se focaliser sur la qualité de formation en apprentissage afin d’atteindre un résultat satisfaisant.

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